Le Maritime Day

  • Le Maritime Day

  • Conférences du matin

    9h30 - 10h30 - Le transport maritime est-il  en crise ?  Comment analyser le marché, comment se prémunir contre ses aléas ? Quel risque financier pèse sur les compagnies maritimes ? Quelles sont les bonnes stratégies ?

    Le monde du fret maritime a rarement été aussi peu lisible. Surcapacité, baisse des exportations chinoises, régionalisation des échanges, regroupements des armateurs, prix bas du pétrole, crise économique, baisse du trafic sur la route Chine-Europe, hausse sur la transpacifique ; le cercle infernal de la chute du taux de fret… jusqu’à des niveaux négatifs certains jours, ne facilite pas le pilotage d’une cargaison. D’autant que l’entrée en vigueur de l’annexe VI des conventions Marpol (soufre) et BWM (eaux et sédiments de ballast) implique des investissements très importants pour les armateurs comme pour les ports. Comment y voir clair dans cette nébuleuse alors que leur mauvaise santé financière fragilise les plus grands armateurs ? Il y a vingt ans, ils étaient vingt, aujourd’hui ils sont dix, dont six représentent 70% du marché. En quinze ans, le marché a été en volume multiplié par 4,5 tandis que la flotte était multipliée par neuf. En 2017 seront mis à flot les premiers porte-conteneurs à plus de 20000 EVP. Comment s’y retrouver quand on est chargeur ?

     

    10h45 - 11h45 - Ports et régions, une vision par axes pour gagner en compétivité

    À la foi relais de la stratégie de l’État et pôles de compétitivité, établissements publics et entreprises, grands et petits, les ports maritimes français sont dans une réflexion stratégique majeure. Comment rester compétitif face aux géants d’Europe du Nord, alors que l’une de leurs principales ressources, les droits de port réglés par l’importation de produits pétroliers, est en chute libre ? Des produits en moins, qui n’ont pas été compensés par d’autres, tandis que les taxes et les redevances d’État ne baissent pas, et que l’Europe envisage de leur appliquer l’impôt sur les sociétés. Qui plus est, la baisse du trafic maritime, alliée à au gigantisme des porte-conteneurs et au développement des alliances d’armateurs, augmente les coûts des exploitants de terminaux tout en diminuant leurs revenus. Néanmoins, tandis qu’ils se positionnent sur le GNL, source d’énergie d’avenir, les ports maritimes français ont un atout majeur : leur diversité de taille. La mutualisation entre grands ports (Le Havre, Marseille) et ports « satellites », en vue d’un pilotage par façade maritime, ainsi qu’une vision par axe, peut les rendre bien plus lisibles et compétitifs à l’échelle internationale. Avec quelle part de l’État, des régions, du secteur privé ? C’est toute la question !

     

    12h00 - 13h00 - Quelles réponses offrent les ports maritimes et fluviaux à l'optimisation des flux logistiques terrestres ? Comment tiennent ils leurs places dans les chaines logistiques terrestres?

    Les quatre rapports parlementaires sur les ports français remis au Premier ministre en 2016 ont jeté un éclairage particulier sur les hinterlands : « La force de la France ce n'est pas de posséder 564 ports (…), ce n'est pas de disposer du premier littoral européen et parmi les plus belles installations portuaires d'Europe, c'est son potentiel à faire en sorte qu'un jour enfin la mer, le fer, le fleuve, la route, s'appuyant sur les axes de transports majeurs et structurants, participent ensemble de la vitalité de nos territoires (…) ». Il est ainsi recommandé la mise en place d’un indicateur pour mesurer l’efficacité de l’activité portuaire sur le développement économique des hinterlands. Encore faut-il un pilotage territorial de chaque hinterland, pour à la fois éviter que les ports d’une même façade ne se concurrencent (Bordeaux et La Rochelle par exemple), et connecter réellement les métropoles maritimes et fluviales déjà en lien logistique, comme celles de Lyon et de Marseille. Il y a des besoins d’investissements en connections multimodales, de dénouer les nœuds logistiques ferroviaires et fluviaux ; il y a aussi l’impératif, in fine, d’intégrer les hinterlands aux neuf corridors centraux du réseau européen de transport (RTE-T), dont, par exemple, la Métropole de Strasbourg se trouve au centre de quatre. Hinterlands et corridors, voilà un immense chantier… connecté, aux enjeux considérables.

  • Conférences de l'après-midi

    13h15 - 14h15 - Ports et navires du futur, quelles innovations pour rester dans la compétition

    Le monde maritime est en pleine innovation. Répondant à la demande de la société,  les armateurs mettent à flot des navires plus éco-responsables, moins polluants, moins gourmands en énergie. Ils réclament aux ports des services nouveaux tels que le courant-quai, l’avitaillement GNL ou l’automatisation du traitement des conteneurs, comme au terminal de Maasvlakte à Rotterdam. Les ports développent également le guichet unique d’autorité portuaire. Avec une longueur d’avance sur ses concurrents européens, le Port du Havre  expérimente depuis un an une version 3D de ce système, qui préfigure le port du futur. Un port « smart », car ouvert à - presque - tous, en temps réel et de façon simple, depuis un ordinateur aussi bien qu’un smartphone. Rechercher une escale ou déclarer les navires en ligne, s’informer de la houle comme consulter les règlements locaux et nationaux, et pourquoi pas l’avis des usagers… « Smarts », les ports le seront aussi en accueillant d’autres activités telle que les data centers, comme Marseille qui est un point d'arrivée pour nombre de câbles sous-marins, faisant du port un hub international de données numériques. Brest se développe vers l’avenir en offrant en 2020 aux énergies marines renouvelables un polder dédié aux colis lourds. Nantes et Dunkerque sont leaders sur le GNL. Toutes ces innovations, nées de la compétition entre armateurs, posent néanmoins la question de la cybersécurité : un « smart port » est un potentiel « hacked port »…

     

    14h30 - 15h30 - Transport fluvial, une dynamique d'innovation

    Développement durable, économie circulaire, digitalisation, décentralisation et travail collaboratif, développement des nouvelles technologies... La « niche » que constitue aujourd'hui le transport fluvial ne fait pas exception : comme tous les autres modes de transport, mais aussi de production et de distribution, la voie d'eau est bouleversée par ces évolutions qui laissent entrevoir, dès aujourd'hui, l'économie du futur. Sur le fleuve, les innovations visent principalement la sécurité et la fluidité de la navigation, avec la mise en place de services d'information fluviale qui permettent, en outre, de mieux insérer ce mode dans la chaîne logistique globale, et l'amélioration du bilan environnemental du transport fluvial, forcé par l'entrée en vigueur, à compter de 2019, de normes européennes drastiques en matière d'émissions polluantes. Avec une contrainte supplémentaire cependant, celle de l'étroitesse du marché, qui limite les moyens de R&D et impose de travailler en coopération. 


     15h45 - 16h45 - Seine-Escaut : le compte à rebours a commencé. Quels bénéfiches pour les logisticiens et les chargeurs à l'horizon 2025 ?

    Le projet de liaison fluviale à grand gabarit Seine-Escaut va connaître une étape décisive en 2017, avec la constitution de la société de projet en charge de sa réalisation. Considérée par les uns comme indispensable au développement du transport fluvial en France, la perspective de connecter le bassin de la Seine au réseau navigable européen pose pourtant autant de questions qu'elle ouvre de nouvelles potentialités. Pour que ce canal ne soit pas un simple « tuyau » mais s'inscrive réellement dans le territoire qu'il traverse et l'enrichisse, des infrastructures portuaires doivent l'accompagner. Surtout, les différents acteurs de la filière – opérateurs de transport mais aussi logisticiens, chargeurs et opérateurs portuaires – doivent s'approprier ce nouvel outil et, pour cela, être prêts à investir et à se remettre en cause. Du Nord au Sud de la liaison, comment les professionnels peuvent-ils de préparer à cette ouverture pour en tirer le meilleur parti ?

    Consultez le programme de conférence de cette journée

SITL PARIS

SITL Paris

14-16 mars 2017
Paris • France


Intralogistics

INTRALOGISTICS EUROPE

14-16 mars 2017
Paris • France


Transport Next Generation

Tranport Next Generation

14-16 mars 2017
Paris • France

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